Ecole et formation
Le système éducatif suisse est caractérisé par une structure très fortement décentralisée. La plupart des décisions qui concernent l'enseignement primaire et secondaire se prennent au niveau cantonal. De même, ce sont les cantons qui assument l'essentiel des charges financières liées à l'école obligatoire.
En Suisse il n'y a pas de ministre de l'éducation nationale. Dans chaque canton officie un directeur de l'instruction publique, responsable politique de l'éducation et de la formation. L'ensemble des 26 ministres cantonaux de l'éducation se réunissent périodiquement au sein de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP). Cette conférence joue un rôle primordial pour coordonner et harmoniser les politiques éducationnelles tout en garantissant l'autonomie des cantons dans ce domaine.
Conséquences concrètes de la décentralisation, la durée du cursus scolaire, les moyens d'enseignement et la matière enseignée peuvent varier d'un canton à l'autre. Cependant, des efforts substantiels sont faits aujourd'hui pour créer des convergences entre les différents systèmes scolaires cantonaux.
Cette tendance à l'harmonisation est en partie dictée par des changements d'ordre économique et social. Au premier rang desquels on peut citer la mobilité accrue des familles. Aujourd'hui, il n'est pas rare qu'un enfant ait à suivre sa scolarité dans plusieurs cantons différents. A chaque déménagement, les familles sont confrontées à un nouveau système scolaire, ce qui implique pour l'enfant un certain temps d'adaptation ou de mise à niveau.
Les mères sont de plus en plus nombreuses à travailler. Or, les horaires scolaires en Suisse sont encore à la traîne face à cette évolution: la plupart des écoles publiques prévoient de longues pauses de midi, sensées permettre aux élèves de pouvoir manger à la maison. Pour cette raison, on a institué dans les villes des "écoles de jour", qui assurent la prise en charge des enfants durant les heures où l'encadrement familial n'est pas possible.
A l'âge de la globalisation, il va sans dire que l'exigence de standardisation des formations et des qualifications ne s'impose pas uniquement d'un canton suisse à l'autre, mais bien à l'échelle européenne.
Autre effet de la globalisation, l'appréciation des compétences linguistiques a passablement changé. Alors qu'autrefois l'apprentissage d'une seconde langue nationale était considéré comme primordial par la plupart des gens, c'est aujourd'hui l'apprentissage de l'anglais que beaucoup aimeraient voir se généraliser dès le plus jeune âge.
image: Christian Helme
Suite -->Dernière mise à jour de cette page le 12/01/2008