Recyclage

Bien qu'il y ait toujours moins de personnes pour produire des biens, il y a toujours plus de biens produits. On programme les machines automatiques pour qu'elles produisent en masse et bon marché: poupées en plastique, appareils photo, voitures. Les montagnes de produits génèrent des montagnes de déchets. Sitôt faits, sitôt utilisés, sitôt jetés. Se pose alors le problème de l'élimination. D'où l'importance du recyclage. A l'avenir, l'industrie du recyclage va fortement augmenter.

Pour tenter de maîtriser ce phénomène, la Suisse a institué un système de taxes anticipées de recyclage sur les marchandises particulièrement difficiles à éliminer, par exemple les réfrigérateurs ou les ordinateurs. Ces taxes sont prélevées au moment de l'achat. Une fois le matériel usagé, il sera rendu à son point de vente et le montant de la taxe servira à couvrir les coûts de son élimination. D'autres matériaux plus communs sont aussi sujets à une taxe: le prix d'une boisson en bouteille est désormais majoré de quelques centimes qui financeront le recyclage du verre.

Les Suisses sont d'authentiques champions en matière de recyclage. En 2001, 45% des déchets urbains ont pu être recyclés. Parmi les déchets ménagers, les Suisses ont recyclé 64 % du papier, 82 % des bouteilles en plastique et 91 % du verre et de l'aluminium. C'est ainsi que plus des 75 % de la masse d'emballages vendus en 2001 ont pu être recyclés. La moyenne mondiale avoisine les 55 %.

Malgré les nombreux efforts qui sont dispensés en Suisse pour le recyclage, il subsiste certains déchets qui ne peuvent pas être traités de cette manière. S'ils ne peuvent être éliminés par incinération, ces déchets doivent être entreposés dans des décharges aménagées à cet effet.

Depuis janvier 2000, tous les déchets non-recyclables et combustibles doivent en principe être incinérés. Pourtant la capacité des 28 usines d'incinération que compte actuellement la Suisse ne suffit pas à traiter les montagnes d'ordures générées. C'est pourquoi, on continue à entreposer une partie des déchets (12% pour l'année 2000) dans des décharges. Avec la construction de nouveaux incinérateurs, cette situation devrait cesser d'ici 2005.

Au cours des dernières années, le fonctionnement des usines d'incinération a été nettement amélioré, si bien qu'elles ne constituent plus un facteur de pollution. Par contre, elles produisent de l'énergie. Les 28 incinérateurs suisses peuvent à eux seuls alimenter en électricité plus de 250'000 maisons. Ce qui permet d'économiser environ 215'000 tonnes de carburant de chauffage par année.

Le dépôt des ordures combustibles dans les décharges est interdit en Suisse depuis janvier 2000. Désormais, les décharges servent uniquement à entreposer les déchets non-recyclables et non-combustibles ainsi que les résidus laissés par les incinérateurs après la combustion des ordures.

C'est le risque de contamination des eaux souterraines qui a motivé cette décision. Par le passé, le stockage des ordures dans les décharges a parfois été pratiqué de manière chaotique. Or l'exploitation d'une décharge requiert une très grande prudence; en cas de problèmes, il n'est pas si simple de stopper un mécanisme qui peut aboutir à des conséquences catastrophiques.

Dernière mise à jour de cette page le 12/01/2008

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